2009 QUINBY Diana


Du 24 octobre au 29 novembre 2009


Diana QUINBY

3 rue Arger

78700 Conflans Sainte Honorine

01 39 19 89 31 / 06 21 43 38 23

diana.quinby@gmail.com

Née à New York en 1967

Vit et travaille en France depuis 1992


Formation

1998-2003 Université de Paris I, Panthéon-Sorbonne

Doctorat en histoire de l’art contemporain

Licence, Maîtrise et DEA en histoire de l’art contemporain.

1985-1992 State University of New York at Albany, USA, Maîtrise en techniques d’impression.

Bennington College, Bennington, Vermont, USA, Licence en arts plastiques, peinture et techniques d’impression. 


Expositions personnelles (sélection)

2005 Dessins animés, Centre International de Séjour de Paris Maurice Ravel, Paris.

2004 L’arbre vertébral, Danse Connexion, Paris, and Café de la Danse, Paris. 

2002 Vol/Virée/Vertige/Vertèbre, Danse Connexion, Paris.

1999 Architecture Vertébrale : œuvres sur papier, Ars Longa, Espace Multimedia, Paris.

1998 Rathbone Gallery, The Sage Colleges, Albany, New York, USA.

1997 Galerie La Caserne, Paris.

Vertebral Architecture, Dietel Gallery, Troy, New York, USA.

Expositions collectives (sélection)

2007 Anatomanie, L’École Buissonnière, Paris.

2006 Morceaux choisis, avec Véronique Roca, Centre d’exposition Les Réservoirs, Limay.


Elle aime l’aspect direct du dessin. C’est pour elle le moyen le plus juste et le plus immédiat de s’exprimer. Elle ne cherche aucun artifice et veut aller directement à l’essentiel. Elle choisit des matériaux très simples :  crayon, pastel, toujours sur papier : un contact direct entre  la main et le support.

 

Elle nous dit :

Longtemps, je n’ai pas pu dessiner le corps, d’une part parce qu’aux Beaux-Arts, les professeurs me disaient que cela ne se faisait plus, d’autre part parce que je ne savais pas figurer ce corps d’une façon personnelle, vécue. J’ai donc dessiné, pendant plus de dix ans, l’intérieur du corps. M’inspirant de planches anatomiques, de fragments de squelette humain et animal, et de fossils. je construisais, en utilisant la lithographie et le pastel, des architectures fantasmées du corps.

 

Enceinte de mon deuxième enfant j’ai décidé alors de dessiner mon corps « habité ». Je me suis regardée d’abord sans miroir ; je me suis dessinée debout, assise, les jambes croisées, le crayon à la main. Ensuite, je me suis placée debout sur le miroir, fascinée par l’étrangeté de la pose.

 

Je continue aujourd’hui dans cette voie, m’interrogeant toujours sur la représentation de soi et du corps. Je me dessine en “taille directe”, sans miroir ni photo, ou je dessine ma fille, mon fils, mon mari à partir d’une photographie de référence.

 

Le paradoxe de mon travail réside dans l’aspect réel-irréel des dessins. La précision et la fluidité du trait au crayon graphite donnent une illusion quasi photographique aux corps dont la mise en espace et la distorsion invitent à une réflexion sur la sexualité, sur la féminité et la masculinité, sur la vieillesse imminente… Le noir et le blanc me permettent de capter l’essentiel, de ciseler à la fois la réalité et l’imaginaire.

 

Je cherche à montrer une expérience et une émotion du corps.