Du 24 octobre au 29 novembre 2009
Véronique ROCA
1 route de Mousseaux Lavacourt - 78840 Moisson
06 31 33 97 58 - pcro.k@free.fr
Formation
1989 : Maîtrise de Sciences et Techniques : Conservation-Restauration des oeuvres d’art (Paris I)
1987 : Début d’une pratique picturale et plastique à base de cire d’abeille, recherches sur la céroplastie
1984 : DEUG d’Histoire de l’Art (Paris I), Licence de Lettres Modernes (Paris III)
Expositions personnelles (sélection)
2006 : Morceaux choisis, avec Diana Quinby
Les Réservoirs, Limay
2004/2005 : Désirs de cire… morceaux choisis
Galerie Dominique Lang, Luxembourg
2003 : Incarnations Le Pigeonnier, Epône
2001 : Centre d’Art Contemporain, Gaillon
Expositions collectives (sélection)
2008 : Le Doudou archétypal, Espace Dialogos, Cachan
Salon MACY, Hospice St Charles, Rosny
2007 : Anatomanies, L’Ecole Buissonière, Paris
Vers des lieux communs, parcours d’installations dans la ville de Limay
Salon Comparaisons, Grand Palais, Paris
Salon MACY, Hospice Saint Charles Rosny
Depuis que Véronique a choisi de travailler avec la cire, elle a laissé de côté peinture acrylique et autres, enlevant tout pigment colorant. Elle utilise cette matière dans sa composition physique la plus simple et n’a recours pour les variations de couleurs qu’à des résines végétales.
Elle nous dit :
L’instant est-il immobile ?
L’instant est-il dans ce souffle léger qui sépare la vie de la mort ?
C’est l’impossible arrêt sur image.
Essayant d’apercevoir l’instant, je me concentre sur les passages, les limites, les extrémités, les entre-deux… Pour à mon tour lui donner corps, le voir, le sentir, le toucher.
Je chauffe la cire. Alors, exhalant son parfum, elle change d’état. Puis elle refroidit, épouse le contenant, se fige en apparence différente. La cire commence ses métamorphoses - prendre forme, perdre forme - à la température du corps humain.
Associée à la vie chez l’abeille dont elle accompagne la maturation, liée à la mort dans l’histoire de l’humanité dont elle accompagne les corps (embaumement, statuettes funéraires) ou s’y substitue (effigies mortuaires et votives, cires anatomiques), la cire parle de passage.
Elle se promène indifféremment aux confins de l’art, des sciences ou du sacré, établissant des ponts improbables, se frottant aux lisières de la vie et de la mort.
Et je me promène aussi dans ces univers