France : 19 chemin de corotte 55000 Bar Le Duc Italie : via L.Cibrario, 28 bis 10144 Torino e-mail : daf@altern.org
Née le 22 février 1978
- Diplôme National Supérieur d’Expression Plastique à l’École Supérieure des Arts-Décoratifs de Strasbourg, Juin 2002 (avec les félicitations du jury). - Diplôme National d’Arts Plastiques, à l’École Supérieure des Arts-Décoratifs de Strasbourg, Juin 2000.
L’ intime fascination, la mémoire. Une mémoire éxaltée en désir :E cosi desio me mena. Comme une actrice, ma solitude pour partenaire. Je regarde en dedans, ici devançant et là remémorant, au futur, au passé. Mon geste est théatral, pris entre ici et là, il envisage le présent. J’envisage le présent, et c’est là un acte immobile, un événement de la mémoire. Rien ne se passe ? Un deuil, de toujours, habitait le quotidien. Fil tissé de l’ennui, un même geste qui se répéte à l’infini —inertie. Rien ne se passe , mais alors quelque chose passe : le souffle, l’aura d’une abscence. (…) Quelque chose, qui manque à être et que je manque, tend à se montrer. Une sorte de chose en soi obscure et mystèrieuse, qui s’ouvre et se referme, s’avance jusqu’au contact et se retire jusqu’au fin fond des mondes. (…) Mon regard est comme arrêté, il feuillette l’image de l’intérieur. Mon geste, toujours le même, dit l’abscence et y maintient une vie : une main, iconographique, figure le monde et l’autre, iconoclaste, le défigure et le corrompt. Une main est celle d’Abel et l’autre celle de Cain. Venir détruire l’archétype, saisir ce qui sépare, ce qui fait rupture dans l’icône et transiter ainsi d’une dissemblance à une autre : ce que je vois n’est déjà plus là ou, au contraire, ce que je vois n’est pas encore là. Après la rupture il n’y a qu’une forme et un reste inassimilable, résidu de la mémoire. Daphné Gentit, 2006
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